
Julie se confie, Julie s'énerve, Julie s'emballe, Julie se marre...
Mille et une facettes se chamaillent dans son univers, dont le meilleur constat
se retrouve dans «Le jour et la nuit» et «Tout et son contraire»
où comme la plupart des filles, elle n’en fait bien évidemment qu’à sa tête.
Mais Julie est versatile...
et bien souvent sa sensibilité affichée comme dans «Mon asile», «Je persiste et saigne» ou bien encore «Ça me va»
cède la place à une poupée pop redoutable qui joue de son image avec humour et dérision comme dans les titres
«La zizanie»,
«Le mec plus ultra» et «Rose bonbec». «J'pars en live» enfonce le clou et la montre faire volte-face,
en se moquant bien du qu’en dira-t-on.
« Je n’ai qu’une seule vie » clame-t-elle, et elle ne se prive pas pour la brûler par tous les bouts,
quitte à se faire de petites frayeurs comme dans « Quelques heures ».
D’autres morceaux d’ailleurs laissent libre court à cette insouciance, et révèlent un peu plus cette légèreté de l’être comme dans
« Simplement » ou encore « M’envoler».
Au travers de ces titres révélateurs d’un goût prononcé pour l’éclectisme des genres
et des couleurs reste néanmoins une évidence :
Julie sait par dessus tout à quoi s’en tenir.
Et surtout ô combien il est difficile de se faire une place parmi les artistes et les chansons-kleenex comme l’évoque
sa description cocasse du parcours (a)typique d’une chanteuse d’aujourd’hui dans « Génération MySpace » et
« On verra », où tous les rêves sont permis quand on se donne les moyens
et les coups de pieds qu’il faut, là où il faut!